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Ces investisseurs passent à côté de la hausse de 2026
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Résumé
La vidéo examine pourquoi les enquêtes auprès des investisseurs font apparaître beaucoup plus de peur d’un krach que les prix des options. Elle s’appuie sur une étude de Robert Shiller et de deux collègues. Leur principale explication est que les investisseurs les plus pessimistes ont souvent déjà réduit ou vendu leurs positions. Ils participent donc moins à la fixation des prix du marché.
L’intervenant soutient que, sur près de 30 ans de données, un pessimisme élevé dans les sondages a été associé à de meilleures performances ultérieures des actions. Selon l’étude, l’effet dominant est que les ventes des investisseurs craintifs peuvent offrir des prix plus bas à ceux qui restent investis, plutôt que de créer un marché durablement gonflé par les seuls optimistes. Il met toutefois en garde contre l’interprétation de cet indicateur comme un signal automatique d’achat.
Méthode et principaux résultats
- Enquêtes de sentiment : depuis 1989, l’équipe de Shiller demande chaque mois à environ 300 investisseurs américains quelle est, selon eux, la probabilité d’un krach comparable à ceux de 1929 ou de 1987 au cours des six prochains mois. Les répondants, qui changent d’un mois à l’autre, comprennent des particuliers fortunés et des professionnels de la gestion.
- Options de vente (« puts ») : ces options servent de protection contre une baisse. Leur prix reflète ce que les investisseurs actifs sont prêts à payer pour s’assurer contre ce risque. Les chercheurs convertissent les prix des options en probabilités, en tenant compte du fait que l’assurance coûte généralement plus cher que le risque attendu.
- Écart entre les deux mesures : les sondages indiquent en moyenne environ 19 % de probabilité d’un krach majeur sur six mois, contre environ 5,6 % pour une baisse d’au moins 20 % estimée à partir des options. L’intervenant résume parfois cette mesure de marché à environ 5 %. Les deux mesures ne portent donc pas exactement sur le même événement.
- Période de comparaison des options et des sondages : de 1996 à 2025, la probabilité estimée par les sondages est restée supérieure à celle des options chaque mois, et l’écart s’est élargi. Selon la présentation, cette divergence vient surtout de la hausse du pessimisme dans les sondages, tandis que la mesure issue des options est restée relativement stable.
- Investisseurs ayant quitté le marché : une autre question du sondage distingue ceux qui pensent que les actions monteront à long terme, mais préfèrent être moins investis à court terme. Ils représentent en moyenne environ un tiers des répondants. Leur part a fortement augmenté pendant la crise de 2008, jusqu’à près de 80 %, et a également progressé en 2022. Ce groupe est particulièrement pessimiste à court terme et contribue à l’écart entre les sondages et les options.
Exemples et chiffres évoqués
- Krachs historiques : en octobre 1987, Wall Street aurait chuté de 22 % en une séance. En octobre 1929, la baisse aurait été d’environ 13 % le premier jour, puis de 12 % le suivant, avec une perte d’environ 48 % en deux mois et de 89 % en trois ans.
- France, automne 2022 : une enquête de l’AMF auprès de 2 000 épargnants a relevé un niveau de pessimisme record depuis le lancement de son baromètre en 2017. Le CAC 40 a touché un point bas annuel le 29 septembre, puis a progressé d’environ 20 % en trois mois.
- Tarifs douaniers, avril 2025 : selon l’intervenant, plus d’un investisseur américain sur deux était pessimiste pendant 11 semaines consécutives. Le point bas évoqué est le 8 avril; les marchés avaient retrouvé des sommets vers la fin juin.
- Sentiment américain présenté comme actuel dans la vidéo : 47 % des investisseurs particuliers américains seraient pessimistes, contre une moyenne habituelle d’environ 31 %, alors que les marchés sont proches de leurs sommets.
Implications pour les investisseurs
- Vendre par peur peut coûter cher : il faut réussir à sortir avant la baisse et à revenir avant le rebond. Lorsque le pessimisme s’apaise, les marchés peuvent déjà avoir fortement remonté.
- Les investisseurs qui vendent cèdent leurs titres à d’autres acheteurs. Ceux qui restent investis peuvent bénéficier de prix plus faibles lors des phases de stress et, selon l’étude présentée, obtenir de meilleurs rendements ultérieurs.
- Un fort pessimisme dans les enquêtes ne signifie pas nécessairement que le marché des options anticipe un krach : les personnes ayant quitté le marché continuent de répondre aux sondages, mais n’influencent plus les prix de la même façon.
- Mise en garde explicite : le pessimisme n’est pas un indicateur magique d’achat; le marché peut encore baisser. L’intervenant souligne aussi qu’il faut comprendre ce que l’on détient et avoir une stratégie pour rester investi.
- Les craintes de valorisations élevées et d’une possible bulle de l’IA sont évoquées comme des motifs de prudence, sans analyse chiffrée des valorisations.
Actifs, indices et instruments mentionnés
- Instruments : options de vente (« puts »), actions, obligations et ETF.
- Indices : S&P 500 et CAC 40.
- Sociétés citées comme exemples de prix de marché : LVMH et Nvidia.
- Thèmes et secteurs : intelligence artificielle, actions américaines et marchés internationaux.
- Rendements obligataires : l’exemple d’un investisseur qui vend ses actions pour des obligations rapportant 5 %, ou environ 4–5 % avec un risque présenté comme faible, est théorique et sert à illustrer un arbitrage rendement-risque.
Promotions et divulgations
L’intervenant indique que Saxo Banque soutient sa chaîne et le présente comme son courtier favori. Il mentionne une offre promotionnelle de 500 € de frais de courtage offerts pendant les trois premiers mois, applicable, selon lui, à plusieurs types de comptes, dont un compte-titres, un PEA ou un compte d’entreprise, ainsi qu’à un transfert de compte. Il cite aussi Bourseko et son club.
Aucune formule explicite du type « ceci n’est pas un conseil financier » n’apparaît dans les sous-titres. La réserve la plus claire est que le signal de pessimisme n’est pas un indicateur magique et que les marchés peuvent baisser.
Présentateurs et sources
- Présentateur : Xavier Delmas.
- Sources mentionnées : étude de Robert Shiller et de deux collègues; enquête de sentiment de l’équipe de Shiller, associée à Yale dans la présentation; enquête de l’AMF auprès d’épargnants français; association américaine d’investisseurs particuliers citée pour les sondages hebdomadaires, sans nom clairement donné dans les sous-titres.
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